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vendredi 17 octobre 2014

Une « Phèdre » baroque, Par Léna Martinelli Les Trois Coups.com


Par Léna Martinelli
Les Trois Coups.com

Quand la passion mène à la destruction… Christophe Rauck nous convie au cœur de la langue de Racine pour un fabuleux voyage dans le temps.
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« Phèdre » | © Anne Nordmann
Après le Mariage de Figaro et les Serments indiscrets, Christophe Rauck continue à visiter les œuvres du répertoire avec Phèdre, chef-d’œuvre de la tragédie classique qui puise sa source tumultueuse dans la mythologie grecque. L’épouse de Thésée, roi d’Athènes, attend son retour, mais elle souffre d’un mal qui la ronge : l’amour secret qu’elle voue à son beau-fils, Hippolyte, lequel en aime une autre. En plus, l’héritière des ennemis ! Pensant Thésée mort, Phèdre avoue son amour coupable, mais, coup de théâtre, son mari revient de son lointain voyage. Deux hommes, deux femmes, et des désirs qui déraillent. Mensonges et trahisons. Voilà tous les ingrédients pour précipiter les personnages au bord du gouffre. La jalousie dévoratrice de Phèdre et la fureur de son époux trahi mènent à l’inéluctable. Comme dans toute tragédie.
Mais ce n’est pas n’importe quelle tragédie ! Pour Christophe Rauck, « Racine est un chirurgien de l’âme humaine, de ce qui fait vibrer l’être au plus profond de lui-même ». Auscultant les corps et les cœurs, le metteur en scène offre une vision abrupte – sauvage même – loin des visions larmoyantes du xixe siècle. Ici, les corps s’attirent avec ardeur, s’affrontent, se rejettent avec violence, libérant les monstres qui sommeillent en eux. « Phèdre n’est ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente », précise Racine dans sa préface. Instrument du chaos, l’héroïne est en effet aussi victime de la colère des dieux qui l’ont maudite et condamnée à souffrir d’amour.
Contrôler les pulsions
Phèdre, une femme sous influence ? Christophe Rauck creuse justement cette question de la responsabilité et du libre arbitre que Racine a traitée bien avant Freud. Il a été sensible à la construction psychologique des personnages. Le dialogue entre le vice et la vertu, la passion et la raison, se traduit ici par un surmoi qui tente de contrôler les pulsions. D’où le sentiment de culpabilité qui ronge Phèdre. Même Thésée, prisonnier de sa fonction, apparaît comme dépressif. Exaltés, les héros apparaissent finalement dans toute leur fragilité.
Christophe Rauck fait fi du cadre de la forme classique pour proposer une vision résolument baroque. Il retient la musicalité des alexandrins, en faisant d’ailleurs magnifiquement entendre le texte, propose de très belles idées de mise en scène, mêlant l’archaïque et le poétique. Genres et époques se télescopent, autant dans les costumes que dans les décors. Côté jardin, un enchevêtrement d’armures compose une sculpture impressionnante. Côté cour, les appartements débordent sur la salle. D’immenses détails de tapisseries, des faux-semblants de palais, des lustres imposants et d’innombrables fauteuils nous font voyager entre conte et réalité.
Impressionnant et grotesque
Comme la scénographie, le réel est disloqué, et les personnages jonglent avec des lois physiques et morales qui défient l’entendement. Ainsi, souligné, l’excès confine parfois au grotesque. Dès sa spectaculaire entrée en scène, la démesure de Thésée mène au ridicule. Les costumes qui lui sont dévolus – armure bruyante et peau d’ours – font rire. À la puissance légendaire du monarque répondent ses obsessions, tandis que les doutes de son épouse se transforment en une logorrhée infernale, celle d’une Phèdre décalée, vacillante, sous médicaments.
Cécile Garcia-Fogel est d’ailleurs époustouflante, que ce soit par ses variations de voix ou son travail corporel. Elle rumine littéralement son malheur, fouille, creuse, ménage des espaces de jeu fondés sur des ruptures de ton. Elle étire la parole comme ses membres, graciles, qui expriment, presque à fleur de peau, cette si déchirante blessure d’amour. Mais tel un serpent qui chercherait à hypnotiser sa proie, elle ne sauve pas la Phèdre manipulatrice. Elle est tour à tour séduisante, écorchée vive, effrayante.
Précise, la direction d’acteur permet bien de mettre en valeur le talent de chacun, tout en servant cette écriture ciselée. Pas facile de toujours suivre le texte, mais les partis pris radicaux de mise en scène et le remarquable travail dramaturgique font ressortir la modernité de ce classique. Et en abordant de la sorte ce qui fonde les relations humaines (l’amour face à la société, la faute, l’immoralité, le bonheur, le pouvoir), cette pièce nous devient presque intime. 
Léna Martinelli

Cécile Garcia Fogel, Phèdre shootée, Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr



Cécile Garcia Fogel © Anne Nordmann

Christophe Rauck  propose une nouvelle version de Phèdre avec des caractères bien trempés et bien dessinés.
Un enchevêtrement d’armures pour humains et pour chevaux compose une gigantesque structure côté jardin, tandis que les appartements de la maison de Thésée débordent côté cour. D’immenses détails de tapisseries Renaissance ornent la scénographie majestueuse concoctée par Aurélie Thomas. On entend en fond sonore des bruits d’épées, c’est Hippolyte qui s’entraîne à l’escrime. Les éclairages sont tamisés et légers et plongent la maison dans un clair-obscur inquiétant. On sent de la tension dans ce foyer sombre et crépusculaire.

Cécile Garcia Fogel incarne une Phèdre craintive, malade, remplie de désarroi. Elle carbure aux médicaments et certainement à l’alcool. Christophe Rauck voit en elle une sorte de Gena Rowlands dans les plus grands films de Cassavetes. Elle rampe littéralement sur scène, munie de grosses lunettes noirs pour cacher sa douleur face à sa nourrice désemparée (magnifique Nada Stacar). Et lorsqu’elle apprend que finalement Thésée n’a pas succombé à la guerre, elle se précipite vers l’armoire à pharmacie pour chercher des calmants. On se délecte de ce personnage.

Hippolyte lui aussi prend toute sa dimension. C’est un jeune homme rebelle. On est un peu moins séduit par le rôle de Thésée (Olivier Werner), homme bourru, drapé dans sa peau de bête. On aime néanmoins la façon dont Christophe Rauck le fait surgir. Il arrive par le sol en défonçant le parquet avec une armure à la tête de Minotaure.

Cette version de Phèdre est décapante, inattendue, et prouve une nouvelle fois qu’il est toujours possible avec les classiques de nous surprendre. Sans rééditer l’excellence des Serments Indiscrets, Christophe Rauck signe un spectacle maîtrisé, personnel et qui se tient de bout en bout.
Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

lundi 13 février 2012

Ma Chambre Froide par Maureen


Nous sommes allés voir cette pièce en janvier au TNP et elle était très spéciale. Une pièce dotée d'une originalité époustouflante. Nous, les spectateurs, étions tous autour de la scène qui comme au cirque était de forme circulaire. Cette pièce parle d'un patron tyrannique qui apprend qu'il a une maladie incurable et qu'il est condamné. Etant en froid avec sa famille, il lègue ses entreprises à ces employés d'un supermarché. A partir de ce moment, la spirale infernale commence entre les problèmes financiers à gérer, les baisses de moral de chacun des employés, la survie du supermarché dans lequel ils travaillent tous. Les jeux de lumière du décor étaient assez impressionnant. Les comédiens jouaient vraiment bien et chaque employé avait une personnalité bien différente.Le personnage principal était une employée qui avait deux facettes, les autres l'avaient toujours trouvé spéciale, elle avait là un secret bien caché. L'idée est assez tordue je trouve mais bien trouvé, on ne comprend pas tout de suite, le suspens reste intact presque jusqu'à la fin de la pièce. Cette pièce s'appelle la chambre froide sûrement parce qu'un acte important se passe dans la chambre froide du supermarché : Un meurtre à lieu. Pour en revenir au décor, le changement se fait en quelques secondes, l'organisation parfaite est au rendez-vous.
Un agréable moment, une oeuvre légèrement excentrique qui a eu du succès auprès des spectateurs je pense.
Maureen Gonzalez P1 L

dimanche 1 janvier 2012

voyageurs immobiles par Safiatou

voyageurs immobiles est un spectacle très intérresant, j'ai beaucoup aimée car les dialogues étaient en faites des chorégraphies eh bien oui les comédiens ne parlaient presque pas...c'était presque magique on les comprenaient rien qu'en les voyants dansés.je peux dire que quant j'ai entendu le titre au début je ne savais pas à quoi m'attendre mais quand j'ai vu le début, j'étais très imprésionnés ce n'était pas la seule chose impressionnante, les costumes et les décors au début du spectacle étaient hallucinantes et je ne parle pas des tours de magis inclus dans le spectacle;le seul point négatif pour moi, c'est quand les comédiens ce sont mis tout nus je pense qu'on avaient pas besion de voir tout ça.Tout cela pour vous dire que j'ai beaucoup aimée ce spectacle car je lui ai trouvée un côté moderne par rapport aux autres spectacles qu'on a l'habitude d'aller voir.

safiatou

vendredi 9 décembre 2011

Voyageurs Immobiles par Noémie

Voyageurs Immobiles..

Philippe Genty et Mary Underwood ont crée cette pièce dans le but de nous divertir et que l'on puisse à notre tour voyager..
D'une boite en carton sort des bras, des pieds, des corps a reconstruire. Huit corps vont être crées et partirons ensemble visiter le "monde".
Surgit un océan de plastique qui se déchaîne puis un désert de papier s'éparpillant et enfin des bébés en plastique parachutés envahissant la scène.
Les huit passagers marchent longuement et rencontre différent obstacle "extraordinaire" et "humoristique".
Cette pièce était de loin aussi drôle que Slava's Snowshow mais elle nous emportait dans ce monde extraordinaire et nous le faisait visiter.
La mise en scène: le décor, les sons, les lumières ont joué un rôle très important pour nous émouvoir et nous sensibiliser.

Noémie Buathier.

vendredi 2 décembre 2011

Voyageurs Immobiles Charlotte et Fadoua

"Voyageurs immobiles" est avant tout du théâtre visuel. En effet le mélange des mondes oniriques, rieurs, voire même inquiétants a pu séduire certains spectateurs, ou tout simplement les laisser perplexes.
Tout d'abord séduisant par son côté rêveur, magique et léger, cette pièce nous entraine avec elle, en nous faisant voyager avec les comédiens.
Imaginez-vous naufragé avec pour seule attache une boîte en carton, ballotée par les vagues, ou bien dans les nuages, entouré d'anges et de contrôleurs, ou encore dans un désert à décapiter des poupée-bébés, avec en musique de fond ABBA (money, money, money) qui dérive sur une scène illustrant les marchés boursiers. Justement en parlant de poupée-bébés, on les retrouve dans des boîtes en cartons flottantes, puis envahissant la scène, parachutés. Par ailleurs, on retrouve les voyageurs dans un désert de papier kraft courant avec une marionnette au ralentis.

Étrange non ?


Charlotte Goger & Fadoua Qachri

Les Bonnes de Jean genet

(Spectacle du 01/12/2011 au TNP)

Que dire de ce spectacle pour le moins surprenant, pour ne pas dire consternant.
Placés bien trop haut, nous n'avons peut être pas pu apprécier toutes les subtilités du jeu, par ailleurs fabuleux, des trois actrices, cependant la mise en scène (ainsi que la déplorable prestation de l'Homme zboub) nous ont laissés fortement dubitatifs.
Tout d'abord, c'est maintenant clair : trop de fumée tue la fumée (Au théâtre). Mais elle ne fut cependant pas assez opaque lorsque surgit UN HOMME NU ! Uniquement vêtu de gants de vaisselles bleus turquoises, cet énergumène peu velu (et peu doté) gesticulait pendant les 5 premières minutes, balottant (entre autre) les spectateurs dans une incompréhension totale. Forcé de constater ce bide inter-galactique, l'arrivée des deux actrices nous a quelque peu rassurés quant à la suite du spectacle. Malheureusement, la surenchère esthétique, ainsi que le surjeu (et les apparitions occasionnelles et inutiles de L'HOMME NU !) ont altéré le message et la force du texte de Jean Genet. Même l'arrivée tardive de Jesus n'a su nous sortir de notre torpeur.
Au final, malgré un retour de rythme en fin de spectacle, ces presque deux heures furent plus que longues.
Sur ce
Bisous.
J² (alias James & Johan)

mercredi 11 mai 2011

Dämonen vu par Pauline J




"Démon" est une piéce de Lars Norén mise en scène par Thomas Ostermeier d'origine allemande. Cette piece nous raconte l'histoire d'un couple d'une quarantaine d'années vivant ensemble depuis 7ans mais ne pouvant plus se supporter. Frank vient de perdre sa mère et attend donc son frère pour l'enterrement mais celui-ci reporte son arrivée. Frank et Katarina décident donc d'inviter leurs voisins, Thomas et Jenna pour diner. Mais ce diner tourne au désastre entre réglement de compte, menaces, violences morales et physiques.

Cette piéce était en allemand ce qui était une sorte de barrière entre comédiens et spectateurs, malgré le surtitrage en haut de la scéne, le fait que ce soit en langue étrangère ne m'a pas particulièrement plut car faire le va-et-vient entre les comédiens et la traduction pouvait ne pas être agréable pour le spectateur car cela fatiguait beaucoup les yeux et on ne pouvait pas profiter plainement du jeu des acteurs. J'ai aussi touvé que certains passages de la pièce étaient trop long. Malgré cela, les décors et la mise en scène était particuliérement réussites car la représentation de l'appartement du jeune couple était trés réaliste et le fait que le plateau tournait nous permettait de voir ce décor sous tous les angles. J'ai aussi beaucoup apprecié la caméra qui nous reflétait sur les murs des gros plan des personnages ce qui nous permettait malgré la distance, de bien voir les comédiens.
L'histoire était assez violante que se soit sur le plan moral que physique, on y voyait une vie de couple trés négative avec des scènes assez choquantes et dure moralement.



Pour conclure: "Démons" est une piéce trés surprenante du point de vue des décors, de la mise en scéne ainsi que de l'histoire. Les comédiens jouaient trés bien leur personnage ce qui parfois pouvait être assez difficile. Mais j'ai aussi trouvé que cette piece était longue et que le fait que celle-ci soit en allemand etait assez perturbant. Je retiendrais un avis trés possitif sur cette piece.

Pauline J. (Seconde)

dimanche 8 mai 2011

Le Dragon d'or et ses personnages... Intrigants! par Manon

La salle, comme avant toutes les pièces de théâtre, est noire. Rien d'inhabituel certes, mais c'est ce qui s'en suivit qui fut bizarre, mystérieux, intrigant!...
En effet, cinq acteurs se présentes sous le feu des projecteurs, disant alors tour à tour "un jeune homme", "une femme", "un homme de plus de 60ans", "une femme de plus de soixante ans", "un homme". Suite à ces 5phrases, on découvre une structure métallique composé de 3différentes plateformes, séparés par des escaliers (que tous les acteurs n'emprunteront pas de la même façon).
Commence alors une scène, puis une autre, n'ayant aucune transition logique l'une avec l'autre.
"Le Dragon d'or" se trouve alors être une pièce très étrange, mélangeant la célèbre fable de la cigale et de la fourmille revisitée par un Roland Schimmelpfennig très inspiré, l'histoire trépidante d'un jeune cuisinier immigré sans papier qui a une rage de dent, un homme venant de se faire quitter par la femme de sa vie et qui se renverse une bouteille de vin ou de bière sur son pantalon, une jeune asiatique qui veut voyager, un(e) épicier(e) dont l'appartement ressemble à un garde manger... En tout, une trentaine de personnages joués par 5acteurs, 2femmes et 3hommes!

Déjà que les différents personnages se coupaient la parole, de façon à ce que le spectateur, qui était à la base venu voir un homme ayant une simple rage de dent, se retrouve dans le même état émotionnel que les caractères: totalement perdu!
Le metteur en scène et l'auteur ont décidés d'y ajouter une difficulté supplémentaire: les acteurs, qu'ils soient hommes ou femmes, jouent les deux sexes, si bien que "l'homme" joue la femme qui a quitté son ami, le "jeune homme" se retrouve cigale se prostituant sans le vouloir et sans même être payé, "la femme" joue l'immigré qui a la rage de dent, la "femme de plus de 60ans" joue une petite fille, le "jeune homme" joue le grand père de cette petite fille, l'"homme de plus de 60ans" joue avec l'"homme" deux hôtesses de l'air, etc...
Vous n'arrivez plus à suivre? Vous êtes désormais les Bienvenus dans l'univers du Dragon d'or!
J'allais oublié... Bravo aux acteurs qui, désormais quand ils iront dans un restaurant Thaï, n'auront plus besoin de lire la carte pour savoir de quoi est composée leur soupe! Chapeau bas!

Très personnellement, j'ai du attendre 1heures 53 approximativement après la fermeture des rideaux pour pouvoir émettre un avis, mais maintenant que presque un mois s'est écoulé, je peux enfin dire... J'ai aimé! Comme quoi! Les choses compliqués peuvent vous clouer au sol, ou vous emporter dans la gencive d'un jeune cuisinier qui vient de se faire arracher une dent, vous noyer dans une mer survolté accompagné du corps d'cuisinier presque sans vie. Une expérience douloureuse pour la tête mais tellement... "kiffante!" si je peux me permettre!


Manon.R (seconde)

mercredi 20 avril 2011

Le dragon d'or par Anaïs

Le dragon d'or est une pièce de théâtre de Roland Schimmelpfenning et mis en scène par Claudia Stavisky, la directrice du célestins.
C'est une intrique fantastique.
Le dragon d'or est le nom d'un restaurant asiatique qui se trouve dans un immeuble. D'ailleurs, dans cette pièce le décor est assez marquant. Pour donné la réelle impression de voir un immeuble, une structure métallique se trouve sur scène, sur plusieurs étages.
Le départ de l'histoire se fait d'une rage de dent d'un cuisiner sans papier. Cinq personnages dans cette pièce jouent différents personnages. Cette pièce apporte vraiment de l'originalité, un homme joue une femme et les didascalies sont dites par les comédiens. J'ai apprécié cette pièce même si le texte et l'histoire sont assez compliqués; surtout qu'avec tous les différents protagonistes on se mélange vite les pinceaux !

Anaïs Conti


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Dämonen ( Démons ) par Carla



"Démons"est une pièce jouée aux Céléstins a Lyon .C'est une pièce de L'auteur suédois Lars Norén mise en scène par Thomas Ostermeier , célèbre metteur en scène allemand .
Cette pièce est donc en Allemand sur titrée français ce qui peut surprendre le spectateur au premier abord mais qui est moins gênant qu'il n'y parait .
Frank et Katarina , couple berlinois d'une quarantaine d'année ne se supportent plus mais ne peuvent se quitter .
Une nuit , ils invitent leurs voisins ,couple du même age parents depuis peu .
Auxdiscussions des deux couples se mêlent les disputes , les règlements de comptes, les angoisses les peurs et les problèmes des quatre personnages , les entraînant dans une folie inquiétante et une totale mise a nu de leurs sentiments .
Malgré la barrière de la langue qui peut être dissuasive "Demons" est une pièce choc et troublante.
Le jeu des acteurs est très impressionnant et puissant de même que la mise en scène.
Un gros coup de coeur pour ses deux points positifs. Le seul défaut majeur étant a mon avis la longueur de certaines scènes.
Une pièce a voir a mon avis qui bouscule autant qu'elle fait réfléchir
Carla .
( seconde )

Dämonen von Lars Noren par Mélie

"Ich mag dich nicht. Aber ich kann ohne dich nicht leben."


Dans cette pièce allemande de Lars Noren, Franz et Katarina, un couple de presque 40 ans, s'aiment, mais ne peuvent plus se supporter. Franz vient de perdre sa mère, et transporte ses cendres dans un sac plastique. Ce soir, ils reçoivent le frère de Franz et sa femme pour l'enterrement qui a lieu demain, mais au dernier moment,
ils ne viennent pas. Le couple décide alors d'inviter leurs voisins du dessous, Jenna et Thomas, un autre couple du même âge mais qui ont des enfants, pour boire un verre. Mais les relations entre les quatre personnages se font de plus en plus ambiguës au rythme des scènes, plus l'alcool imprime les esprits, plus ils sont violents, désespérés, ou excités.

On nous avait présenté "Démons" comme une pièce très choquante et particulièrement traumatisante, mais en réalité, elle était plutôt intéressante et même parfois drôle. La seule chose que je peux lui reprocher, c'est sa longueur. L'action est très longue à se mettre en place, et les invités, c'est à dire le vrai début de la soirée, n'arriv
ent qu'après au moins une heure de pièce. Mais cela dit, j'ai adoré la mise en scène et le décor, tout simplement magnifique et très réaliste. La manière dont l'auteur explore la psychologie des personnages était intéressante, quoi que parfois difficile à suivre et à comprendre. Certaines scènes en particulier valaient vraiment le coup, tant il y avait une tension extrême, comme lorsque que Franz renverse les cendres de sa mère sur Katarina. C'était donc une pièce intéressante, mais parfois longue et ennuyante. Cela dit c'était très différent de ce qu'on peut voir d'habitude au théâtre, et j'ai bien aimé cette originalité.

Mélie.

Le dragon d'or par Cécile

Dans l'ensemble j'ai bien aimé cette pièce car c'était très particulier comme histoire et que la mise en scène et les décors étaient originaux. Cependant il y a plusieurs scènes inutiles, en trop ce qui rend la pièce longue et par moment ennuyante.
Les acteurs étaient très doués car ils incarnaient des personnages de sexes opposés ou d'âges très différents du leur avec aisance, la pièce restait compréhensible et du coup plus attractive par exemple : un homme d'une quarantaine d'année jouait le rôle d'une jeune femme et pour cela il baissait tout simplement son tee-shirt jusqu'aux épaules on voyait donc son torse poilu ce qui était très amusant vu qu'il était censé jouer le rôle d'une jeune femme élégante.
Il y avait aussi des scènes "étranges" même irréalistes car à un moment le jeune chinois parle à sa famille à travers le trou de sa dent !?!
Le texte était particulier car il mélangeait des dialogues avec des extraits de fable de La Fontaine La cigale et la fourmi.
C'était très original et agréable à regarder car toute la scène était en mouvement. En conclusion même si la pièce était spéciale j'ai bien aimé et j'ai passé un bon moment !

Cécile

dimanche 17 avril 2011

"Le Dragon D'or", des + et des - ! par Pauline R

N'ayant pas été voir Médée, je vais raconter mes impressions sur la pièce de théâtre Le Dragon d'Or, écrite par Roland Schimmelpfennig.

J'ai trouvé l'histoire de cette pièce très alambiquée et très mal retranscrite sur scène. Les comédiens étaient trop peu pour que l'on puisse se figurer correctement chaque personnage. Sachant qu'il n'y avait que 5 comédiens pour environ 50 personnages, cela a été très difficile d'assimiler le comédien et ses différents rôles. Pour cela, je n'ai pas vraiment adhéré à cette pièce. De plus, les comédiens disaient en plus de leurs textes, les didascalies de la pièce. Cela a rajouté un peu plus de confusion. C'est dommage car les comédiens me paraissaient très doués et talentueux, et tout ce désordre ne m'a pas permis de profiter de leur prestation.
Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait eu un réel travail, une vraie réflexion sur le choix des décors. Le metteur en scène a su habilement choisir un décor qui correspondait parfaitement à la mise en scène. Les comédiens ont été remarquables pour passer d'un étage à un autre avec souplesse et élégance. Cette immense structure moderne s'est très bien intégrée dans la salle des Célestins. D'ailleurs cet ensemble métallique était vraiment très surprenant par sa taille et par sa mobilité.
D'autres part, les jeux de lumière étaient formidables. Les techniciens et leur projecteur, assis entre deux spectateurs, éclairaient le comédien en train de parler. Cela a beaucoup aidé à la compréhension. Et j'ai trouvé leur travail fantastique car, dès qu'un comédien parlait, ils devaient au même moment, braquer leur projecteur sur lui. Bravo à eux. J'étais à côté de l'un d'entre eux et j'ai vraiment été stupéfaite du peu de temps de réaction qu'il leur fallait pour changer le projecteur de place.
Au final, l'histoire de cette pièce ne m'a pas séduite mais la mise en scène m'a beaucoup plu !
Donc dans cette pièce, il y a des points négatifs et positifs.

Pauline R.

vendredi 15 avril 2011

Médée

Le samedi 3 avril, nous sommes allés au TNP, pour voir "Médée". C'est une pièce écrite par Euripide au Vème siècle. Elle nous raconte l'histoire de Médée, une magicienne orientale, qui utilise sa magie pour venir à bout des obstacles du voyage de Jason, son amoureux, dans sa conquête de la toison d'or. Cependant, nous avons vu la version de Jean Louis Martinelli (metteur en scène), qui voulait donner à la comédie antique un cadre africain. J'ai trouvé que le thème avait bien été respecté : en effet tout les acteurs été africains. J'ai également trouvé que le décors correspondait parfaitement avec le thème : un petit feu, des seaux remplis d'eau, un petit drap qui nous séparait de la maison des personnages... . Par contre il y avait des moments ou j'avais du mal à comprendre la réplique des personnages à causes de leur accent. Mais dans l'ensemble j'ai trouvé la pièce assez bien : il y avait des faits et gestes de certains personnages qui étaient drôle comme lorsque Jason débarquait tout bien habillé avec un petit air comique, par exemple. Je trouve que c'est une belle pièce qui, pendant 1 heure, nous transporte en afrique. A voir en famille ou entre amis !

Mélanie

dimanche 3 avril 2011

Le Dragon d'Or. par Noémie

Le Dragon d'Or est une création français de Roland SCHIMMELPFENNIG.
C'est l'histoire d'un jeune asiatique qui travail avec quatre autre et qui n'a pas de permis de séjour. Son histoire est racontée par l'intermédiaire d'autres petites histoires.
Le jeune garçon a une rage de dent insupportable mais n'ayant pas de papier, il ne peut donc pas aller chez le dentiste. Il est arrivé en France pour chercher sa sœur dont sa famille n'a pas de nouvelle.
Ces collègues vont lui arracher eux-même cette dent, mais par malheure la dent saute et attérie dans la soupe d'une hôtesse de l'aire qui habite au dessus du restaurant et qui la jettera plus tard dans un fleuve.
Non loin de là, une cigale fait tous ce qu'elle peut pour aider une fourmis a ne pas mourir de froid et de faim, cette dernière se prostitue.
Avec le temps, on apprendra que cette personne est enfaite la sœur du jeune asiatique.
Un jeune couple habitant dans le grenier aménagé de l'immeuble de sépare a cause de la tromperie de la Jeune fille envers son petit-ami.
L'épicier d'à coter a son petit business lucratif et insoupçonné qui garde toute sa réserve chez lui.
A la fin, le jeune asiatique est censer mourir en se vidant de son sang.
Finalement il arrivera a retourner chez lui la nage en remontant les courant des années après, sans avoir retrouver sa sœur.

J'ai trouvé cette pièce assez marrante avec l'histoire de la cigale et la fourmis en parallèle. Le décor est très rechercher même si c'est plutôt simple. Différente couleurs projetées en arrière plan, et un structure a plusieurs étage.

Je dis quand même BRAVO à l'acrobate :).

Noémie.

jeudi 24 février 2011

Slava'snow show par Rayan


Si vous voulez passer un moment inoubliable, allez donc rencontrer le spectacle Slava'snow show. Tout en restant confortablement assis dans votre fauteuil, vous subirez une tempête de neige, un brouillard digne de Jack London, sur des fonds musicaux envoûtants...


Le clown Slava, en quelques gestes, nous narre ses rêves et cauchemars de sa jeunesse, les difficultés, les joies Brillamment secondé par trois accolytes, vous serez surpris, enjoué, vous rirez, vous serez même émus parfois. Sans en dire plus, je peux vous garantir que vous y participerez constamment. Et si vous avez de la chance, le clown Slava lui-même viendra peut-être s'asseoir à vos côtés ou vous marcher dessus...


Un magnifique spectacle a la fois drôles, envoûtants et intrigants.
Tout simplement enfantin et "sheakspirien".





R.Bencherifa

mercredi 23 février 2011

Grammaire des mammiféres par Anaïs


Grammaires des mammifères est une pièce de William Pellier et mis en scène par Thierry Borderau. Aux ATELIERS.
Ce spectacle est tout d'abord vif et provocant. Les comédiens jouent avec nous et veulent nous faire découvrir notre espaces privés, nos intimités..
Ce n'est pas une pièce banal. En effet les comédiens n'ont pas de rôles à jouer, de prénoms et de caractères nouveaux . Ils mettent en scène leurs personnages à eux, ce qu'ils sont dans la vie de tous les jours. Ils jouent avec leurs prénoms et noms, et ils sont même à raconter un propre souvenir qu'ils ont vraiment vécu. Cela nous permet d'y croire encore plus !
Les scènes apparaissent surprenantes et nous mettent parfois mal à l'aise, mais elles nous font bien rire. Les textes de la pièce sont vrais, ils nous font ouvrir les yeux sur certaines choses comme notre avenir, notre sexualité etc... Des sujets vraiment tabous sont mis en scène mais les comédiens amènent de l'humour à ces scènes ..
Cette pièce pourrait être choquante pour certaines personnes mais elle fait vraiment ouvrir les yeux.
Les acteurs sont impressionnants et connaissent vraiment ce qu'ils racontent.
En conclusion, allez voir cette pièce si vous voulez découvrir toute la grammaire des mammifères.

CONTI Anaïs

dimanche 13 février 2011

Voyage au pays de Slava par Lyna


Cela faisait déjà plus d'une semaine que la tête du clown russe Slava Polunin était affiché dans les rues de Lyon.
"Un opéra clownesque inoubliable".
Apparemment ce n'était pas le coup d'essai de ce spectacle, la troupe avait fait depuis 15 ans le tour du monde pour faire sa représentation.
On nous promettait des lancés de ballons, des batailles de boules de neige, des bulles... Bref, de la magie.
Avec toutes ces idées en tête je me rendais au théâtre des Célestins avec des questions, des doutes. Ce spectacle qu'on pouvait voir pour son anniversaire de 6 ans ne serait il pas un peu trop enfantin?
Et bien non, finalement on se prend plutôt bien aux jeux du clown, on oublie le froid ambiant... La surprise était la... Les questions aussi... Comment faisait il pour faire jouer un porte manteau ?
La scène du téléphone, où on pouvait y déceler plusieurs langues, l'imagination travaille pour essayer de trouver ce qu'ils pouvaient se dire. Cette scène est de loin ma préférée.
Et puis d'un coup on est aveuglé par de la lumière.
Des énormes ballons on été jeté sur nous, le public faisait lui aussi parti du spectacle.
Les couleurs orange, bleu, jaune, rouge s'étaient rependu dans la salle du théâtre des Célestins, c'est du moins inattendu. Quand on nous dit "Jeu de ballons" je m'imaginais à tout sauf à ça.
Les gens qui étaient proche des bords se prenait au jeu de les renvoyer.
Le réflexe était de prendre des photos.
En résumé ce spectacle tenait ses promesses.
Une représentation de clown dans un théâtre agencé comme celui des Célestins c'est plutôt surprenant, et c'est sûrement ça aussi qui donnait cet effet feutré, avec le coton, les couleurs la musique ...
Cet "Opéra clownesque inoubliable" prenait la forme d'une évasion magique de 1h45.



L.Meddoun


01. 16. 17. 62. 63.